Lingway a annoncé à l’occasion de la manifestation Reputation-Day un accord commercial avec Press Index, spécialiste de la veille média en Europe. L’éditeur va pouvoir piocher pour ses analyses d’e-réputation dans les 10 000 titres de presse indexés par ce dernier. Jusqu’ici l’éditeur travaillait principalement sur les sources accessibles sur le net, qu’il s’agisse de la presse en ligne ou des médias sociaux.
« Avec ce partenariat, nous pouvons proposer à nos clients une veille et une analyse sémantique étendues à l’ensemble des articles de presse écrite ainsi qu’aux scripts de programmes radio et TV », indique Bernard Normier, le PDG de Lingway. Ce bouquet couvre les cinq pays où Press Index est présent, à savoir l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la France et l’Italie.
Spécialiste de la recherche et des technologies sémantiques et linguistiques, Lingway comble ainsi son retard en matière de sourcing sur les purs spécialistes de la veille. « Nous sommes partis plus tard que les autres mais, pour le client, l’important n’est pas le nombre de sources du bouquet, c'est d’identifier celles qui sont vraiment pertinentes pour ses recherches », relativise Bernard Normier.

| L’interface de gestion de sources multilingue de Lingway E-Reputation les qualifie par domaine, type de source, catégories de média. |
Le prix moyen d’un projet avec la plate-forme Lingway e-Reputation (LER), tourne autour de 20 000 euros par an. « Ce coût inclut la surveillance de jusqu’à 200 000 pages par mois et la description de 500 sources nouvelles, c'est-à-dire n’étant pas encore catégorisées dans notre corpus général », précise Bernard Normier. Au-delà, la tarification se fait au volume avec des tarifs dégressifs pour les grands comptes qui travaillent sur plusieurs projets et les agences avec plusieurs clients.
Lingway propose également une offre de gestion de crise, avec un suivi de l’e-réputation pendant trois mois. Son coût est de l’ordre de 10 000 euros. Il peut paraître élevé comparé à l’offre standard, mais « c’est la phase de mise en œuvre de l’analyse qui coûte cher », rappelle le PDG.
Enfin, l’éditeur voit émerger un nouveau débouché dans le domaine de la relation client. « Les entreprises nous envoient les données qu’elles ont collectées sur leurs clients et nous procédons à l’analyse d’e-réputation. La tarification se fait alors selon la volumétrie mais à un coût moindre puisque nous n’avons pas à faire la phase de sourcing », conclut Bernard Normier